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    vos parents et vos devoirs

    Commentaire


    J'ai regardé un documentaire sur une région du monde où le taux d'illettrisme est assez élevé. Le proviseur d'un collège a dit que deux tiers des élèves à son école ne peuvent pas demander à leurs parents pour les aider. Ce documentaire m'a amené à analyser ma situation personnelle. En fait, aucun de mes parents n'a le bac et je me rappelle que vers 12-13 ans, ma mère me disait qu'elle ne pouvait désormais plus m'aider pour mes devoirs parce qu'elle n'avait jamais étudié ces choses-là. (Elle a été à l'école jusqu'à 15 ans, mais en Allemagne le lycée commence à 10 ans et j'étais au lycée, elle non.) Mon père n'était pas très présent, donc sa contribution se résume comme ça.

    Est-ce que vos parents vous ont aidé au collège et au lycée avec vos devoirs ? Si vous avez fait le bac et si vos parents ont déjà eu le bac, est-ce qu'ils vous ont aidé pour passer votre bac ? Peut-être avec des astuces comment bien se préparer ? Et idem pour les études universitaires.

    Auteurvnoetsjka (398946)  19 Juill. 22, 14:03
    Commentaire

    Nos parents , issus du milieu ouvrier, ne nous (fratrie de 5) ont jamais aidé avec nos devoirs, ça nous paraissait tout à fait normal et ne nous a pas dérangés. La confiance régnait: "Tu as fait tes devoirs ?" - "Oui !" Et personne ne contrôlait. Pour mes propres enfants, j'ai aidé à la demande. Ceci dit, ce fut une autre époque : chez mes parents, il n'y avait pas (encore) la télé, mais beaucoup de livres. Quand j'ai eu mes enfants, la télé est arrivée assez tard, il y avait beaucoup de livres et des jeux de société, mais pas de jeux vidéo .....

    #1Auteur Regenpfeifer (1228344) 19 Juill. 22, 14:14
    Commentaire

    La plus grande aide d'une mère est de donner d'abord une bonne langue maternelle. Sans fautes au quotidien.

    Le cerveau ne peut réfléchir que dans une langue.

    Ensuite de faire respecter les livres (on ne le jette pas au sol, on écrit pas dedans...), voire de les aimer.


    Enfin chacun fait comme il peut, avec les meilleures intentions et avec amour, ainsi que ses moyens intellectuels, humains et économiques.



    NB: pour supprimer les différences entre les enfants aidés ou non, les idéologues égalitaristes ont... interdit les devoirs du soir. Maintenant il y a ceux qui ne comprennent toujours pas, et ceux qui s'ennuient à l'école.

    #2AuteurRetroloc (1323950)  19 Juill. 22, 15:05
    Commentaire

    Retroloc, je pense qu'il peut y avoir des enfants qui grandissent bi- ou trilingues et qui ont quand même une vraie langue maternelle, comme une des langues est toujours la plus forte. Mais j'ai rencontré des personnes qui ont grandi avec plusieurs langues et qui sont tout à fait appauvris, parce qu'en fin de compte aucune des langues est une vraie langue maternelle. Il est vrai qu'une langue maternelle est une chose précieuse et un cadeau inestimable.

    #3Auteurvnoetsjka (398946) 19 Juill. 22, 19:48
    Commentaire

    Certains trouveront ça raciste... mais toutes les langues ne se valent pas, quand il s'agit de développer le cerveau. Il y a des langues très pauvres qui ne structurent que peu la pensée... et qui n'ont "produit" que peu de philosophes ou d'écrivains d'envergure, un critère qui ne vaut que ce qu'il vaut, mais qui permet de "chiffrer" mon propos.


    (Pour ce qui est du "racisme", hiérarchiser la valeur intellectuelle des langues, ce n'est PAS hiérarchiser les humains qui les pratiquent, ni valoriser les polyglottes !!)


    Pour le reste, dans certains cas, c'est le téléviseur qui est le centre du foyer. Le souverain ! Tout le monde se tait lorsqu'il parle (c'est à dire du matin au soir).


    Le député Jean Lassalle (et tant d'autres comme lui !) est très touchant quand il raconte comment ses parents, simples bergers extrêmement pauvres d'argent mais riches de tant de choses immatérielles, avaient déraisonnablement consacré toute leur dernière épargne à lui offrir une encyclopédie, qu'il a ensuite dévoré des jours et des nuits durant. Avoir une encyclopédie, plus important que d'avoir du lard dans la soupe...

    #4AuteurRetroloc (1323950)  20 Juill. 22, 08:15
    Commentaire

    En fait, c'est très injuste. Mes parents enseignaient tous les deux le français et le latin. Mon père a écrit des livres de grammaire française. Ma mère enseignait aussi l'allemand. Elle m'a beaucoup aidée et sans elle, j'aurais probablement été complètement perdue. Par la suite, je me suis occupée de soutien scolaire aux enfants en difficulté. J'ai aidé entre autres une petite Erythréenne. Devenue adulte, elle m'a confié : Au début, je ne comprenais rien et ma mère ne pouvait pas m'aider, peu à peu tout s'est éclairci. Elle a obtenu finalement une maturité professionnelle. Elle occupe un poste intéressant et vient de se marier. C'est gratifiant !

    Contrairement à ce qu'ont l'air de croire certains pédagogistes, on n'aide pas les enfants en difficulté en abaissant les exigences de l'école. Il faudrait, par tous les moyens, les aider à atteindre un bon niveau et et à développer les facultés qui leur sont propres.

    Il y a bien sûr aussi des enfants qui, comme Regenpfeifer, se débrouillent très bien tout seuls s'ils ont de bons enseignants.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogisme

    #5Auteur Clélia (601872)  21 Juill. 22, 08:09
    Commentaire

    Et de bons enseignants, qu'on ne disperse pas en leur confiant la charge d'enseigner le code de la route, l'hygiène dentaire, la loi électorale ou le chemin vers le chapiteau de cirque.


    Quand on lit les courriers des soldats de 1914, on est d'abord édifié par leur niveau de langue et leur niveau d'orthographe, alors que la plupart n'avaient pas dépassé l'école primaire !

    Ainsi que par la belle calligraphie, alors que certaines lettres sont écrites dans le stress, à la va-vite, debout dans la boue, un quart d'heure avant de monter à l'assaut.

    #6AuteurRetroloc (1323950) 21 Juill. 22, 08:52
    Commentaire

    @ Retroloc : Je connais un enseignant, âgé aujourd'hui de 80 ans, qui travaillait dans un village vaudois. Il avaient dans sa classe trente élèves d'âges et de niveaux différents. La plupart de ceux qui ont bénéficié de cet enseignement ne faisaient quasiment aucune faute d'orthographe. Certains d'entre eux savaient même réciter par cœur d'interminables poèmes de Lamartine. Je dois reconnaître aussi que mes enfants ont eu d'excellents maîtres.

    #7Auteur Clélia (601872)  21 Juill. 22, 10:34
    Commentaire

    Les enseignants français (et avec eux leur confrère de Lausanne, dans "120 secondes" de la RTS !!!) s'écrieront comme un seul homme qu'ils manquent d'argent et d'autres moyens.


    Plus loin pourtant, en Afrique, on va trouver soixante élèves assis dans le sable sous une simple tôle, équipés seulement d'une ardoise et d'une craie... et qui quittent l'école primaire en sachant lire, écrire et compter sans fautes.


    Les spécialistes sauront chiffrer la chute vertigineuse du volume d'heures consacrées au français et à son orthographe, au cours d'une scolarité complète.


    Tout ceci n'est finalement qu'à l'image du reste de l'Etat, dont les fonctions de base, "régaliennes", sont les plus malades et les plus mal dotées.

    #8AuteurRetroloc (1323950)  21 Juill. 22, 10:51
    Commentaire

    Um auf die Ausgangsfrage zurück zu kommen: Meine Eltern hatten beide kein Abitur, wie übrigens auch keiner in ihrer Familie, mein Vater musste mit 13/14 Jahren die Schule verlassen. Beide stammten aus Handwerkerfamilien, vom Dorf. Sie haben sich relativ wenig um unsere Hausaufgaben gekümmert. Aber an die Grundschule kann ich mich nicht gut erinnern und schätze, dass meine Mutter da schon meine Hausaufgaben beaufsichtigt hat.

    Die Tipps meiner Mutter (die selber 2 Berufe erlernt hat) waren später mehr allgemeiner Art: Aufgaben nicht zu lange aufschieben; lieber etwas fertigmachen und abgeben, auch wenn man selbst nicht zufrieden ist, als gar nichts vorbereiten; lieber jeden Tag ein bisschen machen, als alles auf einmal.

    Außerdem waren beide eifrige Leser (Tageszeitung, Zeitschriften, Romane ...), sehr kunst- und kulturinteressiert (Konzerte, Museen, Theater ...) und haben sich Zeit ihres Lebens weitergebildet durch Vorträge und Kurse. Ich stamme damit keineswegs aus einer bildungsfernen Familie. Die Schule, die Hausaufgaben, die Leistungen wurden wertgeschätzt, ohne dass eine 5 ein Riesenproblem gewesen wäre. Meine Eltern haben mich und meine Schwestern immer unterstützt, auch bei Auslandsaufenthalt, Bildungsgangwechsel, Misserfolgen und Ausbildungen. Sie haben nachgefragt, sich interessiert und uns einen (auch finanziellen) Freiraum für unsere Bildung geschaffen - und uns nichts vorgeschrieben.

    #9Auteur Nirak (264416) 21 Juill. 22, 13:09
    Commentaire

    Nirak, danke für den Beitrag; ich habe auch bemerkt, dass ich Leute kenne, bei denen höchstens ab und zu die BILD-Zeitung oder ähnliches gelesen wurde und im Fernsehen Reality Shows geschaut wurden. Der Beruf der Eltern war vielleicht der gleiche, also die Gesellschaftsschicht war dieselbe, aber das Bildungsniveau war ganz anders. Bei mir wurde täglich die Tagesschau eingeschaltet und tausend Romane gelesen. Da kann man dankbar sein und sich darüber freuen.

    #10Auteurvnoetsjka (398946) 22 Juill. 22, 11:13
    Commentaire

    Les romans maintiennent l'esprit dans l'imaginaire et le Tageschau apporte sa dose quotidienne de propagande ou au minimum d'occultation.

    Difficile avec ça de saisir la réalité et la pluralité de notre Monde, oder ?

    #11AuteurRetroloc (1323950)  22 Juill. 22, 11:41
    Commentaire

    Das sehe ich völlig anders als Du, Retroloc, aber ich möchte jetzt keine Diskussion über "Tagesschau: Propaganda oder Information?" führen. Und zu der Sinnhaftigkeit einer Lektüre von Romanen schon gar nicht.

    #12Auteur Nirak (264416) 22 Juill. 22, 17:22
    Commentaire

    #11: À propos de propagande : tu ne rates pas une occasion de nous servir la tienne et ça commence franchement à devenir fastidieux...


    Nirak, +1!


    Pour revenir au sujet du fil :

    Mes parents (ébéniste et infirmière) ne nous aidaient pas systématiquement pour les devoirs, mais vérifiaient toujours si nous les avions faits. Bien sûr, ils nous aidaient quand nous le leur demandions. Ils n'ont jamais influencé notre orientation scolaire ni professionnelle et nous ont laissé faire nos choix. D'une fratrie de trois, je suis le seul à avoir toujours exercé le même métier...

    Il y avait peu de livres chez nous mais une encyclopédie en 20 volumes (au moins) que je consultais souvent, pas seulement pour l'école.

    Dès l'école primaire et jusqu'à la terminale, j'ai été abonné à divers magazines que je lisais presque d'une traite dès que je les avais reçus. Je me suis mis assez tard, vers 13 ans, à lire des livres de ma propre initiative. Il faut dire que j'ai eu des instituteurs et des professeurs de français excellents et les livres "obligatoires" me suffisaient, sans doute (je passerai le prof de philo sous silence 😉)


    #13Auteur TheoD (392230)  22 Juill. 22, 17:55
    Commentaire

    TheoD, est-ce que tu peux m'expliquer ce que tu veux dire par "je passerai le prof de philo sous silence" ? Je ne connais pas cette expression. Est-ce que ça veut dire que ce prof était spécialement bien ou au contrairement très mauvais ? Bref, je n'ai pas compris

    #14Auteurvnoetsjka (398946) 22 Juill. 22, 20:23
    Commentaire

    vnoetsjka, "passer sous silence" veut dire que l'on évite volontairement de parler de quelque chose ou de quelqu'un. Les raisons peuvent être diverses.

    Dans mon cas, c'est un mauvais souvenir de cours très ennuyeux 😉 Ledit prof s'imaginait que les élèves d'une terminale scientifique avec deux heures de philo par semaine s'intéresseraient à Nietzsche... En plus, il était intolérant et colérique...

    Donc pour moi, ça reste un mauvais prof parce qu'il n'a pas su (voulu ?) intéresser son auditoire.

    #15Auteur TheoD (392230) 23 Juill. 22, 10:15
    Commentaire

    TheoD, merci pour l'explication, j'espère que le souvenir du prof de philo n'était pas trop traumatique ^^ La réponse initiale était très énigmatique quand même ^^

    #16Auteurvnoetsjka (398946) 26 Juill. 22, 18:52
    Commentaire

    De rien 🙂

    Pas de traumatisme, non. J'écoutais d'une oreille distraite, avec l'impression de perdre mon temps.

    #17Auteur TheoD (392230) 27 Juill. 22, 11:46
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    Ich hatte zwei ältere Geschwister, da bestand nie die Notwendigkeit, meine Eltern um Hilfe zum Lösen von Hausaufgaben zu bitten.

    Eine Coronaanekdote von meinem Sohn dazu: Ganz gelegentlich hat er mich beim selbständigen Arbeiten zu Hause um Hilfe bei Lateinübersetzungen gebeten, immer nur einzelne Sätze. Da habe ich bereitwillig geholfen. Später hat sich herausgestellt: Er hat mit einigen Mitschülern eine 'Arbeitsgruppe' gebildet, und sich aus den Texten jeweils die schwierigsten Sätze ausgesucht, die anderen Sätze haben die Mitschüler übersetzt, und die paar Sätze, die auf ihn entfielen, hat er mit meiner Hilfe beisteuern können, und sich noch als Wohltäter der ganzen Gruppe feiern lassen.

    Ich denke aber, wenn er die Sätze erst mal haarklein seinen Mitschülern erklärt hat - docendo discimus - hat er genauso viel gelernt, wie wenn er den Text allein übersetzt hätte (oder mehr).

    #18AuteurGoldenSun (1270115) 28 Aug. 22, 18:13
    Commentaire

    GoldenSun, ja natürlich lernt man auch etwas, wenn jemand anders einem auf die Sprünge hilft. Wenn man nur ratlos an Sätzen scheitert, hilft das niemandem. Freut mich übrigens, dass die Kinder noch Latein lernen. Ich hatte auch fünf Jahre Latein und das war extrem hilfreich, um andere Sprachen zu lernen (und damit meine ich nicht romanische Sprachen).

    #19Auteurvnoetsjka (398946) 06 Sept. 22, 23:15
     
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